Eléonor Lavielle - Psychologue Psychothérapeute
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Approche psychanalytique des stérilités psychogènes


Approche psychanalytique des stérilités psychogènes
 

Nous nous proposons avec cet article d’interroger la ou les causalités psychiques qui seraient à l’origine de certaines stérilités dites ”inexpliquées” sur le plan biologique. Considérer un symptôme physique comme la solution apportée à un conflit interne, inobservable et inconscient, fait référence à la théorie psychodynamique freudienne sur la résurgence de conflits familiaux non résolus, vécus dans les premières étapes de l’enfance et réactivés sous forme de problèmes à l’âge adulte.
 
En amont du symptôme de stérilité, la ”demande d’enfant” peut, chez certaines femmes, se singulariser par une revendication immédiate autour d’un droit à l’enfant qui prend un caractère irréductible, voire paranoïde [2]. En fait, cette revendication repose sur le fantasme d’être ”rassasiée” de tout désir par un enfant, fantasme qui exclut bien sûr le désir pour un homme. Cette formulation de la demande révèle qu’il est attendu un au-delà de l’enfant et que la qualité de mère correspond à un état idéal. Selon M. Santiago Delefosse [2] : ”Force est de constater l’existence d’un Vouloir qui se réfère plus à l’état de mère, qu’à des projections investissant l’enfant. Cet état rêvé, assouvi par la venue d’un enfant, les rendrait, suivant leurs dires, ”autres” pour elles-mêmes”.
 
Par ailleurs, Canon-Yannotti [3] considère que la venue d’un enfant peut avoir pour objet de restituer la relation fusionnelle primordiale mère-enfant. Cette demande d’enfant, qui n’est là que pour atteindre imaginairement une complétude, ne peut être qu’impossible et le symptôme de stérilité reflète alors l’écart entre cette complétude imaginaire et la dynamique désirante.
 
S. Faure-Pragier [4] voit plutôt dans la stérilité, la difficulté pour la femme d’acquérir son autonomie. Déniant le lien trop étroit avec sa propre mère, la femme s’efforce d’adopter un mode de vie normal derrière lequel elle enfouit sa dépression : ”Cette femme inféconde se sent profondément incapable de jouer son rôle d’adulte, elle fait ”comme si”, écartant son vécu d’incapacité, et tente de forcer sa stérilité avec la certitude que l’enfant résoudra tous les problèmes. Elle l’espère comme ”objet transformationnel”, qui la rendrait différente. Elle croit qu’en devenant mère, elle se débarrassera de l’image de sa propre mère dominatrice, sachant et réussissant tout mieux qu’elle.”
M. Bidlowsky [1] considère que pour recevoir en cadeau l’enfant qui vient sceller la dette liant la fille à la mère, l’étape d’identification à une mère suffisamment faible est nécessaire. Aussi, chez les femmes infertiles, l’impossibilité de réaliser cette identification induit le fait que l’enfant reste une tâche à accomplir, dans un registre similaire à celui d’une production anale comme en témoigne l’expression ”faire un enfant”.
 
S Faure-Pragier [4], quant à elle, associe l’infertilité à un refus d’enfant provoqué par une grande peur de la maternité : ”L’enfant imaginé paraît très dangereux à ces femmes infécondes qui le croient capables de les vampiriser, de les détruire de l’intérieur. Symétriquement, elles se sentent nocives pour le fœtus qui aurait à vivre enfermé dans leur ventre, pendant neuf mois. Ces terreurs font l’objet d’un déni qui en empêche la prise de conscience. En réalité, il semble que nos patientes se projettent sur cet enfant qui vivrait, imaginent-elles, les souffrances qu’elles ont ressenties dans leur relation avec leur propre mère. La stérilité ou les fausses couches apparaissent comme une défense vitale, liées aux pulsions d’autoconservation.” M.M. Chatel [5] évoque à ce sujet, en référence au ”ravage narcissique” de Lacan, le pénible ”ravage” qui s’éprouve entre mère et fille.
 
Par ailleurs, selon M. Santiago Delefosse [2], la clinique des FIV démontre la coexistence logique et temporelle de l’attachement à la mère mais aussi au père : ”Ne pas pouvoir avoir un enfant immobilise ces patientes dans un impossible paradoxe imaginaire : lutter contre la mère et être détruite de l’intérieur ; ne pas lutter et ne pas accéder au père ni à l’enfant qu’il pourrait donner. Ce paradoxe ravive haine et honte, angoisse et culpabilité, les figeant en un temps logique de la première identification… conjonction mythique de l’avoir et de l’être.”
Selon F. Faure-Pragier [4] : ”Le père occupe souvent une place marginale dans le psychisme de nos patientes ; il ne serait, pense la patiente, qu’un simple instrument de conception pour la mère. Elle en vient même à déprécier ce père qui n’a pas su s’imposer. Si le père joue un rôle habituellement séparateur du couple mère-bébé, il semble, dans nos cas, l’avoir fait insuffisamment, ne réclamant pas pour lui une part du temps de la mère, se soumettant au contraire à celle-ci ; pour nos patientes, il apparaît souvent comme un enfant de plus, et non comme celui qui impose un certain ordre, une loi qui sépare les générations.” Et cet auteur de poursuivre : ”Au cours des cures psychanalytiques que nous engageons avec ces femmes en mal d’enfant, il est habituel de constater que la conception est consécutive à un réinvestissement du père dans le discours. Il s’agit souvent du retour de souvenirs et d’affects mesurés, d’une certaine complicité, d’une tendresse, de rêves mettant en scène l’imago paternelle.” Ce simple mouvement de reconnaissance du père exprime sans doute un progrès dans l’autonomie ; le lien d’amour possessif et de colère déçu avec la mère se distend grâce au travail analytique, et le père peut alors retrouver sa place.
A contrario, certaines femmes parlent très vite de la relation privilégiée qu’elles ont avec leur père, à tel point que l’on pourrait leur prêter ce discours : ”j’aime tant mon père que tout enfant que je pourrais concevoir avec un autre homme serait imaginairement de lui”. L’infertilité est alors préférable à la réalisation d’un inceste fantasmatique.
 
1• Bidlowski M., Les enfants du désir, in Psychanalyse à l’université, 4(13), 59-92, Ed Réplique, Dec 78
2• Santiago-Delefosse M., Fécondation in vitro, Anthropos-Economica, 1995
3• Canon-Yannotti M. et al, Psychogenic sterility, Rev Fr Gynecol Obstet, 86(12), 741-46, 1991
4• Faure-Pragier S., Les bébés de l’inconscient, le psychanalyste face aux stérilités féminines aujourd’hui, PUF, Juin 97
5• Chatel M.M., Malaise dans la procréation, Albin-Michel, 1998
 
 

FIV, Détresse et adaptation psychique




FIV, Détresse et adaptation psychique


 
Pour faire suite à notre premier article  sur les conséquences du stress de la FIV qui peuvent se décliner en dépression et anxiété, nous vous proposons avec cet article d’explorer ce que recouvre le terme ”détresse” qu’utilisent certaines femmes et d’identifier qu’elles en sont les caractéristiques.
 
Une étude de Chiba H. [1] portant sur une centaine de femmes stériles a montré que le stress lié, dans un premier temps, à un complexe d’infériorité physique [corps porteur ”, incontrôlables, irrationnel], devient par la suite un stress essentiellement dépendant du regard que la famille et les ”autres” portent sur l’infertilité et les échecs inexpliqués.
Suite au constat de leur incapacité à concevoir, 49% des femmes ont mentionné des changements dans leur fonctionnement sexuel et 75% des changements de leur humeur [2]. Les femmes se ressentent souvent moins féminines, vides, incomplètes, moins désirables [3], elles manquent d’estime pour elles-mêmes [4], se sentent coupables [5, 6], y compris envers leur conjoint [6]. Il y a, en fait, une grande divergence entre leur moi actuel et l’idéal de leur moi [8]. Les femmes vivent souvent l’infertilité comme un échec de leur rôle social, une diminution de leur statut de femme [9]. Pour Mimoun [7], il y a une crise d’identité à l’annonce de la stérilité et selon Berg [10], en acquérant ce statut de femme infertile, elles perdent d’une manière subjective leur féminité, même si la stérilité incombe à leur partenaire.
 
La psychologie cognitive anglosaxone [11] s’est attachée à l’étude des stratégies qu’une personne met en place pour maîtriser ou diminuer l’impact d’un événement qui menace son bien-être physique ou psychique. Elle a développé le concept de ”stratégie d’ajustement” ou ”coping”. Le choix des stratégies dépend d’une part de l’évaluation cognitive que la personne fait des événements et d’autre part, des ressources dont elle pense disposer dans ces circonstances. Ces stratégies sont à l’origine du comportement adopté face au problème : soit d’affrontement (actif), soit d’évitement (passif), ainsi que du contrôle émotionnel ”utilisé”. Il est, par ailleurs, important de souligner que toute adaptation psychique est sous-tendue par un processus d’élaboration progressive, spécifique de l’histoire propre du sujet et de sa structure psychique.
Bringhenti [12] a étudié l’adaptation psychique de 122 femmes. Il a montré que les scores émotionnels, reflets de la capacité à gérer les événement stressants, étaient influencés par différents facteurs : le nombre de cycles de FIV et la possibilité d’envisager l’adoption, l’estime que la femme a vis-à-vis d’elle-même et la satisfaction que son emploi lui apporte, enfin les dimensions de sa personnalité. Par ailleurs, l’anxiété s’est avérée dépendante de la satisfaction trouvée au sein du couple. Cet auteur conclue que l’infertilité et ses traitements peuvent être parfaitement gérés par des femmes ayant une personnalité équilibrée, une haute estime d’elle-même, satisfaite de leur emploi et de leur relation avec leur mari et qui peuvent envisager l’adoption en dernier recours. Mais qu’en est-il des autres femmes ?
Mori mentionne que les femmes les plus anxieuses se figent dans un processus de souffrance psychique d’introversion auquel est associé une vision pessimiste quant à la réussite d’une grossesse [13]. Enfin, l’évaluation des ”stratégies d’ajustement” [14] en regard des niveaux de souffrance psychique, a montré que chez les femmes les plus en détresse, les stratégies utilisées font essentiellement appel au monologue et au sommeil, renforçant ainsi leur isolement.
Depuis plusieurs années et tenant compte de ces différents travaux, plusieurs équipes anglo-saxonnes ont proposé un accompagnement psychothérapeutique de la FIV, souvent sous la forme d’un programme de 6 à 8 séances, ayant pour objectif de permettre aux femmes et aux couples de se réapproprier un certain contrôle de leur vie [6], et de diminuer l’anxiété et la dépression [15, 16]. Mc Queeney DA [17] a mené un travail chez 29 femmes qui cherchaient à concevoir depuis en moyenne au moins 4 ans, et a conclu à une meilleure gestion de la détresse due à l’infertilité et à ses traitements, grâce à 6 séances de groupe, que le travail proposé soit de type émotionnel ou centré sur la résolution de problèmes.
Certaines équipes ont souhaité intervenir beaucoup plus précocement, à savoir avant le pic dépressif de la deuxième année [18], voire même en amont de tout traitement d’infertilité [14], avec pour but d’éviter, chez certaines femmes, l’apparition de la détresse et d’augmenter leur taux de grossesse [18], grâce à une acquisition précoce de stratégies appropriées. A ce jour, Domar AD mène une étude au sujet de l’impact d’une brève intervention psychologique sur les arrêts de FIV [20].
Aujourd’hui, la notion de qualité de vie de la femme en traitement de FIV… reste un sujet d’importance pour les anglo-saxons qui ont mené une étude sur 1414 femmes [Canada, UK, USA, Australie, Nouvelle-Zélande] afin de mettre au point le FertiQoL, un outil d’évaluation de 34 items [19]. D’autre part, très récemment, une équipe suédoise a mentionné la colère d’hommes et femmes trois années après l’échec de la FIV [21].
 
Dans la continuité de ces travaux, je propose un accompagnement individuel de quelques séances qui au-delà de refaire du lien avec un corps vécu comme irrationnel, se centre sur les ressources de la personne et sur l’identification des schémas cognitifs limitants afin de les remplacer par des modalités plus ”opérantes”  [changement de croyances, neutralisations d’échecs anxiogènes, gestion de conflits internes…]. Cette démarche à pour objectif de permettre à la femme de reprendre confiance en elle, de redévelopper de l’estime vis-à-vis d’elle-même, ressource fondamentale pour dépasser ses limitations, affronter la situation et dépasser la crise.
 
  1. Chiba H, Stress of female infertility.. Gyn &Obst Investigation 43(3), 171-7, 1997
  2. Downey J, Mood disorders… Fertil Steril 52(3), 425-432, 1989
  3. Freeman  EW et al, Behavioral and Emotional… Fertil Steril 40, 195-201, 1983
  4. Facchinetti F, Psychosomatic disorders… Psychother Psychosom 58(3-4), 137-154, 1992
  5. Berg B, Psychological functionning… J Behav Med 14, 11-26, 1991
  6. Beaurepaire J et al, Psychosocial adjustment to infertility… J Psychosom. Res. 38(3), 229-40, 1994
  7. Mimoun S, les multiples interactions… Contracept Fert Sex 21(3), 251-254, 1993
  8. Kraft A et al, The psychological dimensions… Am J Orthopsychiatry 50, 618-628, 1980
  9. Greil A et al, Infertility : his and hers, Gen Soc 2, 172-199, 1988
  10. Berg J et al, Psychological sequelae of infertility… Soc Sci Med 33(0), 1071-1080, 1991
  11. Lazarus RS. Stress and coping as factors – In : Cohen J et al Psychosocial aspects of cancer, N.Y. Raven Press 1982
  12. Bringhenti F et al, Psychological adjustment of infertile… Acta Obstet Gynecol Scand. 76(5) : 431-7, 1997
  13. Mori E et al, Anxiety of infertile women undergoing IVF-ET… Gyn Obstet Invest 44(3) : 157-162, 1997
  14. Lukse MP et al, Grief, depression and coping… Ostet Gynaecol 93(2), 245-51, 1999
  15. Domar AD et al, Psychological improvment in infertile.. Fertil Steril 58(1), 144-47, 1992
  16. Domar AD et al, The mind/body  program.. Fertil Steril 53(2), 246-49, 1990
  17. Mc Queeney DA et al, Efficacy of emotion-focused and problem-focused… J Behav Med 20(4), 313-31, 1997
  18. Domar AD et al, Impact of group psychological interventions.. Fertil Steril 73(4), 805-12, 2000
  19. Boivin J et al, The fertility quality of life (FertiQoL) tool….Hum Reprod. 2011 Aug;26(8):2084-91
  20. Domar AD et al, The mind/body  program… ClinicalTrials.gov identifier: NCT01318291
  21. Helena Volgsten  et al, Unresolved grief in women and men in Sweden… Supplemental Terms and Conditions for iOpenAccess articles published in Informa Healthcare journals, Accepted July 14, 2010

FIV, STRESS, ANXIÉTÉ ET DÉPRESSION

 

FIV, STRESS, ANXIÉTÉ ET DÉPRESSION





Il a été montré dans les années 80, que le stress en agissant sur le système autonome peut modifier les apports sanguins des ovaires et donc peut modifier leur contractilité, la taille des follicules et l’ovulation [1]. Le stress a également été estimé responsable de la perturbation des différentes fonctions intervenant dans la nidation [2]. Plus récemment, des études ont relié le stress à la prolactine et au cortisol circulant, montrant que ces derniers présentaient des taux élevés dans le cadre de l’infertilité [21,22 23, 24, 25, 18].
Il est, par ailleurs, largement reconnu que l’infertilité est à l’origine d’une détresse d’ordre psychologique [20] et que l’anxiété des femmes en parcours de FIV peut être considérée comme une réponse au stress généré par les traitements : incertitude de la réussite du traitement, réactions physiques aux médicaments, le fait de jongler entre travail, carrière professionnelle et traitement, sentiment de perte de contrôle du processus de son corps associé à une dévalorisation de soi [3, 4]. L’anxiété est considérée comme maximale lors du prélèvement ovocytaire, mais elle est également importante lors du test de grossesse. Bien qu’il y ait des travaux contradictoires plus récents [11, 19, 36], plusieurs études ont montré que l’anxiété a un effet négatif sur la grossesse [5, 6, 7, 8, 35] et que le fait de la diminuer permet d’augmenter le taux de grossesse [9, 10].
 
Dans les années 90, différents travaux ont mis en évidence un lien entre l’infertilité et la dépression. Lapane a ainsi noté [12] que les femmes ayant eu un épisode dépressif, présentent deux fois plus souvent un incident secondaire d’infertilité. Par ailleurs, il a été rapporté [17], avec la réserve que l’observation porte sur peu de cas, une incidence plus élevée de fausse couche à un stade précoce, chez des femmes en détresse présentant des cycles mensuels longs. Dans le cadre de la FIV, les femmes ayant vécu au moins un échec et déprimées lors du nouveau cycle, n’ont présenté que 13% de grossesse comparativement à 29% chez les femmes non déprimées [11]. Enfin, des femmes ayant des symptômes dépressifs importants au 3 jour du cycle de la FIV, on tun taux de grossesse significativement plus faible que celui de femmes asymptomatiques [13].
Cette détresse psychologique des femmes augmente avec le temps [14, 16] et la dépression s’accentue à chaque échec avec un pic entre le 2 et la 3 année de traitement, pour ne retourner à un niveau normal qu’après 6 ans d’infertilité [15].
 
Les années 2000 ont vu l’éclosion d’études menées essentiellement par les anglosaxons cherchant à évaluer l’efficacité de la relaxation associée à la visualisation. Elles ont montré l’impact de cette technique sur différentes fonctions physiologiques : diminution d’activité du système sympathique et action sur le stress [26,27], diminution de l’anxiété [26], de la dépression [30], réduction de la P.A. dans le cadre de l’HTA limite [33], stimulation du système immunitaire [31, 32], diminution des syndromes prémenstruels sévères [26], résolution de 2 cas d’infertilité fonctionnelle [34]. Dans le cadre de la FIV, une diminution de la dépression et de l’anxiété [28, 29] ont été rapportées.
 
Dans la continuité de ces travaux, je propose un accompagnement de la FIV par la relaxation-visualisation sur 3 séances. Cet accompagnement peut s’inscrire ultérieurement et si nécessaire dans une prise en charge psychothérapeutique plus globale.
 
1.    Burden HW, in Ben Jonathan, Cathecholamines as hormonal regulators, N.Y. : Academic Press 261-278, 1985
2.    Edwards R, in Conception in the human female, London : Academic Press, 1980
3.    Mahlstedt PP, Emotional factors and FIV… J IVF/ET 4, 232-235, 1987
4.    Mimoun S, les multiples interactions… Contracept Fert Sex 21(3), 251-254, 1993
5.    Demyttenaere K, Anxiety and conception, J Psychosom Gynæcol 8, 175-181, 1988
6.    Downey J, Mood disorders… Fertil Steril 52(3), 425-432, 1989
7.    Eimers JM, Physical complaints and emotional… J Psychosom Obstet Gyn 18(1), 31-35, 1997
8.    Facchinetti F, Psychosomatic disorders… Psychother Psychosom 58(3-4), 137-154, 1992
9.    Sarrel P, Psychotherapeutic intervention…. Fertil Steril 43, 897-900, 1985
10. Rodriguez B, Third World Congress of Behavior Therapy, Washington DC, Dec 8-11, 1983
11.Thiering P, Mood state as a predictor…. J Psychosom Res 37, 481-91, 1993
12. Lapane LK, Is a history…. Psychosom Med 57, 509-13, 1995
13. Demyttenaere K, coping style and depression… Fert Ster 69, 1026-33, 1998
14. Berg B, Psychological functionning… J Behav Med 14, 11-26, 1991
15. Domar AD, The prevalence and predictability… Fert Ster 58, 1158-63, 1992
16. Chiba H, Stress of female infertility.. Gyn &Obst Investigation 43(3), 171-7, 1997
17. Hjollund NH, Distress and reduced fertility…. Fert & Ster 72(1), 47-53, 1999
18. Csermiczky G, The influence of stress and… Acta Obstret Gynæcol Scand 79(2), 113-8, 2000
19. Ardenti R, Anxiety and perceptive functioning…. Human Reproduction 14(12), 3126-32, 1999
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21. Demyttenære K, The effect of a specific… Fert Steril 6, 942-948, 1989
22. Harrisson RF, Stress, prolactin… Lancet I, 209, 1979
23. Koninckx PR, Stress hyperprolactinemia… Lancet I, 273, 1978
24. Ben-David J, Transient hyperprolactinemia… J Clin Endocrinol Metab 57, 442-444, 1983
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26. Goodale, Obstet Gynecol 75(4), 649-55, 1990
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29. Domar, J of Psychosom Obstet Gynæcol 17(4), 202-7, 1996
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32. Hewson & Bower, J of Dev & Behav Pediatrics 17(5), 311-6, 1996
33. Yung, Behav Res Ther 34(10), 821-6, 1996
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